À propos

Photographe Naturaliste depuis 10 ans, mon regard sur le Vivant s’est développé à chaque observation ou découverte. Cette Biodiversité est fascinante a plus d’un titre,, prenons le temps d’écouter et de regarder !

La Vie qui nous entoure est le fruit de centaines de millions d’années d’évolution, Elle est surprenante d’ingéniosité et de curiosité ! J’ai une admiration particulière pour les rapaces que je trouve majestueux, (aigles, pygargues, balbuzards pêcheurs..) et les vieux arbres dont la longévité forcent l’humilité.

L’ensemble du vivant me fascine, j’ai ainsi effectué des aménagements dans mon jardin pour attirer le plus grand nombre d’espèces possibles. Le point central est la création du mare, on constate très vite que l’eau est assurément le base de la vie. Dès les premières semaines une multitude d’espèces est venu en profiter, et l’eau a très vite été colonisé par une très grande diversité d’organismes ! Je me suis freiné pour l’achat du microscope 😅 je me suis focalisé sur la partie visible. C’est tout un écosystème qui s’est formé autour du petit point d’eau. Un univers passionnant à découvrir ! (Plus de détails dans l’article consacré)

Cet univers passionnant devrait être de mon point de vue enseigner dès le plus jeune âge à l’école. je n’ai pas souvenir avoir appris les différentes espèces d’oiseaux qui vivent autour de nous, pas plus que petits mammifères, et encore moins les insectes.

À ce propos, une anecdotee me vient en tête ; petit quand j’apercevais un pivert je pensais que c’était un perroquet échappé de Jardiland ! Quel dommage de ne pas savoir que nous avons la chance d’avoir des oiseaux très colorés également à nos latitudes.

L’origine de ma passion.

Parfois on a l’impression que la vie nous donne un petit coup de pouce pour trouver sa place ou retrouver son chemin de vie.

Mon Eveil à la beauté du monde vivant qui nous entoure, c’est justement toutes ces rencontres et ces moments intenses qui font du bien.

Mais tout n’est pas toujours facile, la vie sauvage chassée depuis des siècles est souvent difficile à observer, et surtout sa population et sa diversité sont en chute libre depuis l’expansion sans fin de nos villes.

Avec un peu de persévérance et de patience, les rencontres se font, chacune d’elles vous laissent un souvenir fort ; un échange de regard avec le renard, une libellule qui se pose sur votre main ou une loutre qui vient manger son poisson à coté de vous. Ces moments vous font voir le monde du vivant avec une intensité nouvelle.

C’est d’ailleurs lors d’une de ces excursions, en 2017, que j’ai pu vivre une expérience exceptionnelle: photographier un loup sauvage dans les Alpes. Cet animal avait été peu observé et les photographies très rares depuis son retour sur le territoire français. Un coup de chance ou coup du destin qui allait me donner une énergie sans limite pour tenter d’observer la vie sauvage.

L’homme fait partie de cet écosystème, il se doit de tout mettre en oeuvre pour le protéger.

Quelques lignes sur mon éthique

La photographie animalière peut se pratiquer de mille façons. Pour ma part, je privilégie une approche simple, autonome et respectueuse. Je ne recours pas aux affûts payants avec appât, et les safaris ne font pas partie de ma démarche. La plupart de mes rencontres avec la faune sauvage naissent d’une recherche personnelle : repérages, observation du terrain, exploration de lieux préservés… puis la chance fait le reste.

Mon objectif est toujours le même : éviter au maximum le dérangement. L’idéal, pour moi, est de repartir en laissant derrière moi une nature intacte, sans que l’animal ait même détecté ma présence. C’est dans cette discrétion et ce respect que je trouve le vrai sens de la photographie animalière.

Aujourd’hui, je concentre ma passion sur la biodiversité locale, celle qui m’entoure au quotidien autour de ma maison. Après des années de voyages, j’ai pleinement conscience de l’empreinte carbone que ces déplacements ont pu générer. Explorer la faune d’autres continents reste une expérience fascinante, mais je souhaite désormais limiter au maximum les voyages lointains. Je m’en autoriserai peut-être encore quelques-uns, mais toujours dans un cadre réfléchi, accompagné d’un véritable projet de décarbonation.

Pour moi, il est essentiel de rester honnête sur ces enjeux : oui, nous avons un impact. La photographie animalière, même pratiquée avec respect, en a un également. L’important est d’en avoir conscience, de se remettre en question, et de faire de son mieux pour aligner ses pratiques avec ses valeurs. C’est dans cet équilibre que je trouve aujourd’hui tout le sens de ma démarche photographique.

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J’ai la chance d’avoir un chat ou plutôt une assistante de premier choix, Lily m’accompagne, souvent sur plusieurs kilomètres sans laisse, elle suit mon chemin et prend aussi plaisir à ouvrir la voie! Elle observe, sent les traces de passages d’animaux souvent invisibles à l’œil , bref une aide précieuse et une très bonne compagnie quand les rencontres ne sont pas au rendez-vous 😉
Mister Renard